ResoABio

Réseau Ouest Africain de Biosécurité

Réseau RESAOLAB

L'objectif du projet RESAOLAB est de renforcer le secteur du laboratoire de trois pays d'Afrique de l'Ouest (Mali, Burkina Faso et Sénegal). Il cible les trois fonctions essentielles dévolues à un réseau de laboratoires que sont la formation continue des personnels, la gestion de la qualité et la surveillance épidémiologique.

Le contenu du projet se déroule sur une durée de trois ans et autour de quatre composantes.

Formation continue des personnels de laboratoire

Cette démarche porte sur l'élaboration conjointe (inter-pays) d'un plan de formation continue des biologistes, des cadres formateurs et des techniciens de laboratoire et sur la rédaction partagée des neufs modules de la formation. Quinze formateurs et 100 professionnels de santé de chaque pays, soit 345 personnes au total, seront ainsi formées.

Douze structures de référence (4 par pays dont 3 laboratoires régionaux et 1 laboratoire national) seront mises aux normes et équipées de façon pour les travaux pratiques.

Enfin, une plateforme internet de formation sera développée afin de limiter, à terme, les déplacements nécessaires à ces formations.

Renforcement du système d'assurance qualité

Cette composante s'appuie sur la définition conjointe (inter-pays) et la validation nationale d'un plan qualité des laboratoires. Ce document définira les normes en matière de personnel, d'équipement, d'aménagement, d'activité et de procédures (dont la gestion des déchets), de traitement des données et de sécurité.

Les structures de référence du système d'assurance qualité seront rénovées, leur équipement complété et leurs capacités renforcées (12 au total, identiques à celles retenues pour la formation). Elles auront pour charge de diffuser les normes définies dans le plan et de contrôler la qualité des procédures et des résultats produits par les laboratoires du pays (évaluation externe de la qualité). Cette activité sera notamment assurée dans le cadre de missions de supervision auprès des laboratoires publics et privés de chaque pays.

L'appropriation des concepts et pratiques de l'assurance qualité par les personnels de laboratoire sera par ailleurs renforcés par un module spécifique à ce thème, enseigné au cours de la formation continue.

Renforcement du système de surveillance épidémiologique

Une grille de surveillance épidémiologique ainsi qu'une base de données commune aux trois pays seront conjointement définies. Elles seront alimentées par les données des réseaux de laboratoire de chaque pays.

Quarante cinq laboratoires (15 par pays) de niveau national et régional seront équipés en matériel informatique et formés à l'utilisation d'internet par le projet. Une base sera alimentée à partir d'un système d'information et de gestion de laboratoire dont l'utilisation permettra une plus grande fiabilité des données. Ce dispositif viendra renforcer les systèmes nationaux de surveillance épidémiologique de chacun des pays.

Les capacités des laboratoires nationaux de référence seront renforcées. Ces structures pourront alors fournir les données épidémiologiques nécessaires au service de surveillance épidémiologique des ministères de la santé.

Structuration d'un réseau sous-régional des laboatoires

La structuration d'un réseau de laboratoires commun aux trois pays ne fera pas l'objet d'activités spécifiques mais sera la résultante du mode opératoire du projet ainsi que des méthodes et supports de travail retenus dans les 3 premières composantes.

Ainsi, les ateliers de travail inter-pays destinés à élaborer les documents cadres de chacune des composantes de même que la mise en commun d'outils de travail via un portail internet (base de données épidémiologiques, modules de formation, information…) et la composition du comité de pilotage international, seront des éléments clefs de la structuration et de la fonctionnalité de ce réseau et favoriseront l'harmonisation des pratiques.

La participation des institutions de référence régionales (OMS Afro, Organisation Ouest Africaine de la Santé) à ces réunions et instances renforcera l'ancrage sous-régional de ce projet et ouvrira l'opportunité de futures extensions du projet et du réseau à d'autres pays voisins.

Enfin, l'utilisation du portail Internet GLOBE, permettra la mise en commun des modules de e-learning et d'autres outils de communication, formation et information (par exemple une cartographie des laboratoires du réseau) et constituera ainsi un support complémentaire de l'animation de réseau.

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