ResoABio

Réseau Ouest Africain de Biosécurité

Contexte

Dans notre monde actuel, les risques d’émergence et de propagation des maladies humaines et animales augmentent de façon considérable.

De nos jours, les menaces à la sureté sanitaire proviennent d’au moins 5 sources :

  • le développement des échanges internationaux ;

  • l’émergence et la propagation de nouveaux microbes ;

  • les risques élevés d’émission intentionnelle ou accidentelle de pathogènes dangereux ;

  • l’inquiétude au sujet de l’acquisition, du développement et de l’utilisation terroristes d’agents biologiques.

Moins de 20% des pays répondent aux exigences du Règlement Sanitaire International de 2005 (RSI) à la date limite de juin 2012 fixée par l’Organisation Mondiale de la Santé. Les insuffisances portent essentiellement sur les systèmes de surveillance épidémiologique limitée dans certaines régions, les réticences à partager les informations et les échantillons biologiques, l’émergence de nouveaux pathogènes et le développement de résistances aux traitements, ainsi que le spectre de l’émission intentionnelle ou accidentelle d’agents biologiques.

Il devient impératif pour les pays de prendre et/ou renforcer les dispositions en conformité avec le RSI de l’OMS pour pouvoir répondre à des épidémies naturelles, accidentelle ou intentionnelles. 

Le Mali fait partie des pays qui ne sont pas totalement conformes au RSI 2005 et qui ont besoin d’aide pour faire face aux maladies hautement infectieuses et stopper leur propagation.

Cependant des efforts importants ont été déployés par l’Etat et ses partenaires en matière de gestion des déchets issus des activités de soins. Ces interventions visant la mise en place d’un système durable de gestion des déchets issus des soins ont porté sur :

  • la réalisation de trois (03) études sur la gestion des déchets biomédicaux de 2007 à 2010 (2 études réalisées par la DNS et une étude par l’ANEH) ;

  • l’élaboration de Plan National de Gestion des Déchets Biomédicaux  en avril 2004 et sa réactualisation en 2011. Tous les districts sanitaires disposent de plan de gestion des déchets biomédicaux ;

  • l’élaboration, la multiplication et la diffusion de module  sur la gestion des déchets biomédicaux ;

  • l’élaboration des messages pour la promotion des comportements et pratiques appropriés  en matière de gestion des déchets biomédicaux ;

  • la dotation des établissements sanitaires en matériels de collectes et de protection sur la gestion des déchets biomédicaux ;

  • la dotation des établissements sanitaires en incinérateur. Tous les districts sanitaires ont été dotés plus d’une fois d’incinérateurs et bénéficié de leur réhabilitation plus d’une fois ;

  • la formation à tous les niveaux (formateurs des DRS et des hôpitaux, des équipes opérationnelles des CSRéf  et des hôpitaux et des équipes opérationnelles sur la collecte, l’évacuation et l’incinération des déchets issus des campagnes de masse de vaccination) ;

  • le développement, multiplication et vulgarisation des outils IEC en matière de prévention des risques liés à la GDBM (affiches, dépliants) ;

  • la mise en place de comité de pilotage de la gestion des déchets biomédicaux et de prévention et de contrôle des infections nosocomiales.

Aussi, la Fondation Mérieux, dans le cadre de sa collaboration avec le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, a aidé à mettre en place un Réseau National des Laboratoires dans le cadre du projet ACTION BIOMALI. Suite à ces premiers succès, la Fondation,  à la demande des Ministères de la Santé du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal, a mis en place le Réseau d’Afrique de l’Ouest des laboratoires biomédicaux, RESAOLAB qui met l’accent sur la formation initiale et continue des personnels de laboratoires, le management de la qualité, la surveillance basée sur le laboratoire des maladies infectieuses.

Malgré ces efforts déployés force est de signaler que des insuffisances et difficultés restent liées à la gestion des déchets biomédicaux à savoir :

  • la prédominance des comportements et pratiques inappropriés en matière de gestion des déchets biomédicaux ;

  • l’insuffisance d’équipements et de matériels de gestion des déchets biomédicaux dans des établissements sanitaires.

Le Mali fait également partie des pays où il n’est pas exclu de risques de bioterrorisme compte tenu de la crise sécuritaire que traverse le pays depuis 2012 et a besoin de prendre en compte et sécuriser les produits qui représentent un risque de prolifération biologique.

Dans le souci de minimiser les risques sanitaires et environnementaux associés à la gestion des déchets issus des activités de soins de santé humaine et vétérinaire y compris ceux produits au niveau des laboratoires, il devient indispensable de renforcer le dispositif existant par la formation du personnel de santé en biosécurité et gestion des déchets et la dotation des structures de soins et les laboratoires en équipement et matériel de gestion des déchets biomédicaux.

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